02 296 - ETREILLERS
(Aisne)

(2017) Écartelé: au 1er d'argent au coq contourné au trait de sable, au 2e d'argent d'argent à trois bandes de gueules et au franc-canton senestre d'argent à l'étoile de sable, au 3e d'argent à deux bandes de gueules et au franc-canton senestre d'argent à l'étoile de sable, au 4e d'argent à la poule au trait de sable.

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NOTES, COMMENTAIRES, BIBLIOGRAPHIE

Le blason d'Étreillers est apparu pour la première fois à l'occasion des célébrations de la Grande Guerre organisées dans la commune les 26 et 27 août 2017. Elle ont été conçues par Patrice Nobécourt, historien local et président du Comité des Fêtes. Elles s'inspirent des armes de la famille Lescot et d'une particularité du clocher local.
La famille Lescot posséda la plus grande partie de la seigneurie d'Étreillers au XVIIIe siècle. De cette famille sont issus plusieurs maïeurs et échevins de Saint-Quentin, et des religieux, dont un confesseur de Richelieu. Jacques Lescot, seigneur en partie d'Étreillers en 1744, était avocat, ancien maïeur de Saint-Quentin par élection en 1711, fondateur de l'hospice des Vieux-Hommes de cette ville en 1744. Une rue de Saint-Quentin porte son nom.
On connaît trois blasons distincts pour cette famille, qui ont en commun trois bandes et un (ou deux) coq, par allusion parlante (Lescot, lescos, ou coqs en picard). Stiennon (1985) leur donne: coupé au premier d'azur au coq d'or, au deuxième d'azur à trois bandes d'or (ces armes furent portées notamment par une branche qui donna au début du XVIIIe siècle un notaire royal apostolique à Abbeville). Jougla de Morénas (1939, tome IV) leur préfère: écartelé, aux 1 et 4 d'azur au coq d'argent, aux 2 et 3 de gueules à trois bandes d'argent accompagnées en chef d'une étoile du même. D'Hozier (Armorial général de France, édit de 1696) donne des armes approchantes, mais aux émaux différents: écartelé, aux 1 et 4 d'argent au coq d'argent, aux 2 et 3 de sable à trois bandes d'or accompagnées en chef d'une étoile du même. Ces dernières armes sont attribuées, par d'Hozier, à Jacques Lescot, conseiller du roi, élu et grenetier (officier de grenier à sel) à Saint-Quentin, cité ci-dessus.
À ces trois variantes, la commune en a préféré une quatrième, que l'on peut regretter d'être moins colorée, qu'elle a accommodée à une particularité locale: à Étreillers, le clocher comprend deux girouettes; l'une est un coq, l'autre une poule. La tradition locale prétend que le seigneur d'Étreillers, déjà possesseur d'un coq sur son blason, avait offert la girouette; pour contrarier ce que certains considérait comme une volonté noble d'affirmer son pouvoir, une quête populaire fut faite, qui finança l'installation d'une poule. Les deux figures ont été remplacées plusieurs fois, toujours montrant un couple de gallinacés, qui fait la fierté des Étreillois.
(Jacques Dulphy)

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DOCUMENTS DIVERS


Article de presse Le Courrier Picard du 5 avril 2018, (site du journal) (1/2).



Article de presse Le Courrier Picard du 5 avril 2018, (site du journal) (2/2).



Affiche pour la célébration du centenaire de la Grande Guerre, 2017.
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)



Médaille de la commune, réalisée pour les fêtes du centenaire de la Grande Guerre, 2017.
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)



Gouache de Marcel Stiennon
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)



Armes de Jacques Lescot, conseiller du roi.
Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
26e volume, Picardie, Généralité d'Amiens, folio No 440.

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Sources: AP

Mise(s) à jour:
10/04/2018 Création de la page.



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