24 001 - ABJAT SUR BANDIAT
(Dordogne)

(1980) D'azur au pont pointu d'argent de deux arches, maçonné de sable et posé sur une rivière de gueules, accompagné d'une guivre ondoyante d'or en barre en chef à dextre, d'un dextrochère de gueules mouvant de l'angle senestre, tenant un bâton péri en barre d'argent à senestre et d'une cloche du même en pointe.

Devise: «nomine et virtute prima» (La première par le nom et par le courage)

* * *

NOTES, COMMENTAIRES, BIBLIOGRAPHIE

Création Louis Barbet.
Présenté dans le Bulletin Municipal de janvier 1980:
"(...) En 1979, le maire d'Abjat-sur-Bandiat, monsieur André Morel, désireux d'asseoir le rayonnement de ce petit bourg auquel il avait déjà impulsé beaucoup de sa propre énergie, décida de créer un blason. Pour cela, il fit appel au Président du Syndicat d'Initiative de l'époque, monsieur Louis Barbet, colonel de gendarmerie à la retraite. Ce dernier, très documenté sur le passé historique d'Abjat, choisit un événement marquant dont la mémoire collective gardait encore le souvenir.
En 1640, le bruit courut dans Abjat que François de Vaucoucourt, capitaine d'une compagnie de chevau-légers voulait user de son droit de cuissage sur une jeune fille du hameau de Fargeas et l'enlever. Les habitants se soulevèrent et François de Vaucoucourt perdit la vie dans ces combats. Les conséquences furent terribles pour les habitants qui subirent les pires supplices et pour le village qui devint maudit. Les marchés furent interdits, la halle démolie, les cloches furent descendues de l'église et
transportées en charrette vers Thiviers et vers Limoges.
Ces faits historiques relatés en 1822 par M. de Verneilh dans son «Histoire de l'Aquitaine», sont repris en 1888 par Pierre-Henri Ribault de Laugardière dans sa «Monographie de la ville et du canton de Nontron» au chapitre Abjat.
Cette histoire fut très vite transformée en légende à travers des récits ou des complaintes populaires colportées en patois. Le souvenir en était encore bien vivace en 1937 lorsque madame Félicie Brouillet la reprit dans son livre «Légendes, contes et récits de la veillée en Périgord». Dans ce qui est devenu un conte intitulé «Les cloches d'Abjat» elle raconte qu'au cours du voyage, une des cloches roula et tomba au fond de l'abîme au lieu-dit Le Saut du Chalard. Depuis, on dit qu'elle sonne tous les Vendredi Saint. Quant à l'âme de la Belle de Fargeas, elle apparait dans le clocher d'Abjat sous la forme d'une dame blanche. Vaucoucourt, quant à lui, a pris la forme d'un «singliant rousseu» (une couleuvre jaune) et il se cache sous le pont de la Charelle, là où les habitants d'Abjat s'étaient empressés de faire disparaitre son corps.
Cette histoire était parfaite pour servir de support à ce qui allait devenir l'emblème d'Abjat. Louis Barbet (...) retint les caractéristiques suivantes : le bras vengeur symbolisant la révolte des abjacois, la cloche qui avait dû tant manquer à ses habitants, le pont de la Charelle sous lequel coule le Bandiat et le serpent incarnant l'ignominie.
Les symboles trouvés, la composition se mit alors en place. Le pont qui partage l'espace entre l'eau et le ciel, la cloche en bas au fond de l'eau et le bras vengeur à droite brandissant son bâton face au perfide serpent.
Cette étude fut soumise à l'approbation du maire, monsieur Morel puis confiée à une spécialiste Mme de la Barre de Haillicourt. Monsieur Noël Becquart Directeur départemental des archives donna un avis favorable à la réalisation définitive qui fut ainsi décrite: d'azur à une rivière cousue de gueules surmonté d'un pont à deux arches d'argent maçonné de sable, accompagnée à dextre d'une couleuvre d'or contournée affrontant un dextrochère au naturel armé d'un bâton de sable issant du flanc senestre du chef, à la cloche d'argent posée en pointe.
Le blason d'Abjat-sur-Bandiat était né. Sa création fut annoncée dans le Bulletin Municipal de janvier 1980 où il apparaissait en haut à gauche de la couverture. A compter de ce jour, il accompagnera tous les documents officiels de la mairie, décliné en noir et blanc ou en couleur. Le maire, monsieur Morel, le fit graver sur la médaille de la ville d'Abjat-sur-Bandiat.
On y retrouve le blason surmonté d'une couronne avec au-dessous la devise latine: «nomine et virtute prima» (La première par le nom et par le courage). Cette devise était celle de la 1ère DB)."
(Article de Monique Barbet aimablement transmis par l'auteure)

* * *

LIENS (à titre indicatif)

* * *

DOCUMENTS DIVERS


Dessin original, ayant servi à l'élaboration du blason, 1979
(Aimablement transmis par Monique Barbet)



Site Internet de la commune, 2012.

* * *

Sources: SI

Mise(s) à jour:
06/05/2012 Ajout d'un document.
03/10/2011 Ajout de commentaires et de document.
01/12/2010 Création de la page.



Les dessins des blasons sont exécutés par mes soins.
Les documents présentés proviennent, sauf indication contraire, de mes collections personnelles.
Toute utilisation dans un but commercial est interdite, sauf accord explicite de ma part.

Copyright